Il faut appeler un chat un chat!
Ce n'est parce que l'affaire DSK nous a abreuvé de détails sur des façons assez incroyables de commettre des viols, qu'il faut tomber dans la tartuferie et serrer toutes les minutes sa haire avec sa discipline.
Non, ce que le procureur d'Evry appelle d'un terme, qui n'existe pas dans la loi, " viol et agressions sexuelles en réunion par personne ayant autorité", pour Tron, et "viols et agressions sexuelles, avec la commission des faits en réunion" pour son adjointe à la culture a un seul nom : une tournante!
N'ayons pas peur des mots, ne masquons pas la réalité sous des expressions inventées pour la circonstance, le maire et son adjointe sont mis en examen pour la sordide tournante, qui hante les HLM voisins.
Alors, messieurs les journalistes, qui nous avez décrit dans les moindres détails les positions intimes de DSK, lâchez-vous un peu pour Tron!
Vous en avez assez de recevoir le blog...........faites le suivre à vos ennemis!
mercredi 22 juin 2011
Affaire d'Etat
Avant de décider, le Ministre a consulté ses collègues européens.
Puis, il a eu un entretien avec le Premier ministre et le Président de la République, qui ont conforté sa décision, et jugé sage son choix de ne pas consulter le Conseil d'Etat.
Le Ministre a organisé une conférence de presse devant toutes les télévisions, pour annoncer la décision tant attendue, qui avait donné lieu à quelques jours de spéculation dans les média. Il a ainsi évité, avec adresse la question orale à l'Assemblée.
Il a déclaré :
" Seul l'exercice divulgué sera "neutralisé" et les copies seront notées sur les trois exercices restant"
La France était soulagée. Quel ministre!
Puis, il a eu un entretien avec le Premier ministre et le Président de la République, qui ont conforté sa décision, et jugé sage son choix de ne pas consulter le Conseil d'Etat.
Le Ministre a organisé une conférence de presse devant toutes les télévisions, pour annoncer la décision tant attendue, qui avait donné lieu à quelques jours de spéculation dans les média. Il a ainsi évité, avec adresse la question orale à l'Assemblée.
Il a déclaré :
" Seul l'exercice divulgué sera "neutralisé" et les copies seront notées sur les trois exercices restant"
La France était soulagée. Quel ministre!
mardi 21 juin 2011
Comment être préfet ?
ARTHUR K : Etes-vous favorable au projet de la mairie de Paris d'aménager les berges de la Seine ou entendez-vous les arguments de Rachida Dati, qui s'inquiète de la disparition d'espace pour les automobiles ?
Daniel Canépa, Préfet de région : L'aménagement des berges de la Seine est une mesure qui se rapproche d'initiatives qui ont été prises dans d'autres grandes villes de France et du monde : réconcilier les habitants avec leurs fleuves.
Cette politique ne doit pas être en contradiction avec d'autres politiques publiques telles que la prévention des inondations ou la bonne insertion dans un paysage classé patrimoine mondial.
En ce qui concerne les effets sur la circulation, ils seront effectivement réels et participeront à une série de mesures prises par la Mairie de Paris visant à limiter l'utilisation des transports individuels au profit des transports collectifs.
Si vous pouvez répondre comme cela à cette question, présentez-vous tout de suite au concours de recrutement des préfets
Daniel Canépa, Préfet de région : L'aménagement des berges de la Seine est une mesure qui se rapproche d'initiatives qui ont été prises dans d'autres grandes villes de France et du monde : réconcilier les habitants avec leurs fleuves.
Cette politique ne doit pas être en contradiction avec d'autres politiques publiques telles que la prévention des inondations ou la bonne insertion dans un paysage classé patrimoine mondial.
En ce qui concerne les effets sur la circulation, ils seront effectivement réels et participeront à une série de mesures prises par la Mairie de Paris visant à limiter l'utilisation des transports individuels au profit des transports collectifs.
Si vous pouvez répondre comme cela à cette question, présentez-vous tout de suite au concours de recrutement des préfets
lundi 20 juin 2011
Suis-je un pique-boeuf du journal Le Monde?
En remettant de l'ordre dans la classification de mes articles, je me suis aperçu que je consacrais beaucoup de mon encre au journal Le Monde. En étais-je un pique-boeuf? Un de ces oiseaux qui faisaient oeuvre salutaire en vivant sur le dos d'un bovidé dont il extrayait les parasites pour en vivre (on lira avec beaucoup d'intérêt le pique-boeuf).
On pourrait s'interroger sur mon acharnement sur Le Monde, plutôt que sur Gala ou L'Equipe. Je ne m'intéresse au Monde, que, parce que leur titre constitue une référence de fait, une espèce de label de "politiquement correct' pour toute une intelligentsia, qui prend encore pour argent comptant, tout ce qui est inscrit sous cette marque de sérieux.
Or, le développement d'Internet, tire à la facilité, et donc à la médiocrité. Toutes les âneries que je relève sont voulues. Il s'agit pour le journal Internet - qui appartient au journal "Le Monde", avec une rédaction commune - d'engendrer un maximum de clics, en affichant des titres et des articles alléchants et faux, que l'on retire au bout de deux heures.
Qui peut accepter que le parangon de vertu de la société française se conduise de cette façon?
Tartuffe se retourne déjà dans sa tombe, et ne parlons pas de son (vôtre) serviteur Laurent.
On pourrait s'interroger sur mon acharnement sur Le Monde, plutôt que sur Gala ou L'Equipe. Je ne m'intéresse au Monde, que, parce que leur titre constitue une référence de fait, une espèce de label de "politiquement correct' pour toute une intelligentsia, qui prend encore pour argent comptant, tout ce qui est inscrit sous cette marque de sérieux.
Or, le développement d'Internet, tire à la facilité, et donc à la médiocrité. Toutes les âneries que je relève sont voulues. Il s'agit pour le journal Internet - qui appartient au journal "Le Monde", avec une rédaction commune - d'engendrer un maximum de clics, en affichant des titres et des articles alléchants et faux, que l'on retire au bout de deux heures.
Qui peut accepter que le parangon de vertu de la société française se conduise de cette façon?
Tartuffe se retourne déjà dans sa tombe, et ne parlons pas de son (vôtre) serviteur Laurent.
dimanche 19 juin 2011
Médiation familiale et Justice : une valse endiablée
« …Au premier temps de la valse.. »
Apparue en France au début des années 1990, la médiation familiale s’est d’emblée voulue comme un mouvement alternatif à la Justice en matière de séparation familiale. A la multitude des divorces pour faute, la médiation familiale oppose une séparation librement négociée entre les conjoints. A la décision du Juge, la médiation familiale oppose la volonté des familles de disposer de leur devenir, dans le sillage d’un vaste mouvement alternatif qui tend à réduire l’emprise de la puissance publique sur les citoyens.
C’est l’époque des pionniers, de Jocelyne Dahan à Annie Babu, de la création des premières associations de médiation familiale.
La médiation familiale est un mouvement militant, dans le sillage des mouvements de parents divorcés, particulièrement des pères, et de tous les mouvements qui se réclament de la liberté de choisir son mode de vie et son destin. Les premières résidences alternées y sont actées.
Mais le militantisme vise à la reconnaissance. Aux subventions nombreuses qui témoignent d’un intérêt certain des pouvoirs publics fait suite, très rapidement une reconnaissance officielle, prélude à l’institutionnalisation.
La jeunesse du mouvement aura été brève, trop brève ?
« Au deuxième temps de la valse »
A la suite du rapport de Monique SASSIER « Arguments et propositions pour un statut de la médiation familiale en France » le Conseil National Consultatif de la Médiation Familiale a été crée le 8 octobre 2001. Le Conseil estime que « 10% des contentieux en matière familiale pourraient être traités par la médiation familiale ». Cette phrase contribue à inscrire, entre autres, la médiation familiale dans le champ de la Justice.
Ce n’est plus un mode alternatif, c’est une modalité. Au regard de la justice, le risque apparaît que la médiation familiale ne devienne un outil : à l’instar de l’enquête sociale, on l’ordonne.
La réforme de l’autorité parentale du 4 mars 2002, est l’occasion d’introduire la médiation familiale dans le code civil.
Article 373-2-10 : « En cas de désaccord, le juge s'efforce de concilier les parties. A l'effet de faciliter la recherche par les parents d'un exercice consensuel de l'autorité parentale, le juge peut leur proposer une mesure de médiation et, après avoir recueilli leur accord, désigner un médiateur familial pour y procéder »
Ces dispositions ont suscité l’espoir chez les médiateurs de voir le recours à la médiation familiale augmenter dans des proportions iportantes..
Ces médiateurs doivent vite déchanter, l’ordonnance n’est pas suivie de l’effet mécanique que l’on espérait et, quand les justiciables viennent, au moins l’un d’entre eux est souvent là pour « faire plaisir au juge », selon les recommandations de son avocat.
Les médiateurs découvrent alors que la « volonté de se concilier », qui était à la base des démarches volontaires, est bien souvent absente des médiations ordonnées.
La pression exercée par le judiciaire, notamment pour obtenir des protocoles s’accroît sur des médiateurs qui pensent par ailleurs que la finalité de la médiation familiale, c’est aussi le rétablissement de la communication entre des parents déchirés.
Les médiations familiales spontanées stagnent (citer les chiffres sur lesquels s’appuyer dans une note de bas de page): l’institutionnalisation aurait-elle dénaturé le mouvement ?
Fin 2009, la médiation familiale, encore jeune, est en plein doute identitaire. Sa première crise d’adolescence ?
« …Au troisième temps de la valse….. »
Le 3 mars 2010, la Ministre de la Justice a déposé sur le bureau du Sénat un projet de loi visant à rendre la médiation familiale obligatoire avant toute saisine à nouveau du Juge. Un tel projet aurait pour conséquence que la part des médiations familiales judiciaires augmenterait considérablement.
On peut se demander pourquoi, dans le sillage du rapport Magendie, la justice s’est-elle emparée de la médiation. Est-ce devenu le moyen essentiel pour désengorger les tribunaux et rendre la justice plus efficace ?
Comment les médiateurs et les associations de médiation peuvent-ils appréhender un tel changement ?
Tous, constatent que tout processus judiciaire est long, coûteux et destructeur. Destructeur pour les parents, mais destructeur pour les enfants, qui voient leurs parents s’enfermer dans des positions de « tranchée », inhérentes à la posture d’adversaires, et qu’eux-mêmes sont la plupart du temps instrumentalisés dans un conflit qu’ils exècrent.
D’un autre côté la plupart des personnes sont demandeuses d’une décision judiciaire, car le juge représente la reconnaissance de la société sur le bien-fondé de leur position.
C’est au milieu de cette contradiction que continue à s’inscrire la médiation familiale.
Une des raisons invoquée serait que la médiation familiale volontaire ne correspond pas à la culture française. La survie de la médiation familiale passe par l’élaboration des rapports qu’elle entretient et qu’elle a à entretenir avec le judiciaire. L’idée d’inscrire la médiation familiale, de façon obligatoire, avant certaines saisines, permettrait peut-être, de faire progresser son positionnement à l’intérieur du processus judiciaire. Elle pourrait trouver l’affirmation d’une indépendance, en acquérant une autonomie forte vis-à-vis du juge qui n’a pas encore été vu.
C’est peut-être une opportunité qui doit se négocier au prix de compromis raisonnables.
Le projet de loi n° 344, relatif à la répartition des contentieux et à l'allègement de certaines procédures juridictionnelles, baptisé loi sur la médiation obligatoire, stipule en son article 15 :
« Toutefois, à peine d'irrecevabilité que le juge peut soulever d'office, la saisine du juge par le ou les parents doit être précédée d'une tentative de médiation familiale »
Une telle rédaction est dangereuse.
En effet, bien loin de rendre la médiation obligatoire en cas de nouvelle saisine du juge aux affaires familiales, il la rend impossible : en effet, celui qui, n’étant pas demandeur, ne veut pas faire la médiation risque de cette manière d’empêcher tout recours à la justice..
Il eût mieux valu stipuler :
« "Dans l'intérêt de ou des enfants, le juge peut ordonner une médiation préalable. Chaque parent peut y renoncer dans un délai d'un mois en motivant sa décision. A défaut d'y avoir renoncé, chaque parent y est obligé. »
La possibilité de renonciation déjoue le recours constitutionnel pour empêchement d’accès à la Justice. Toutefois, la médiation étant ordonnée « dans l’intérêt de l’enfant », et la renonciation devant être motivée, les renonciations devraient rester très minoritaires. Si la partie non demandante ne renonce pas, elle serait en difficulté si elle ne procède pas dans les délais à la médiation à laquelle elle est obligée et qu’elle a acceptée.
Une telle formulation pourrait conduire à plus de 80% de taux de médiation, ce qui serait déjà formidable. Ainsi, ce texte pose, une fois amendé, la posture future de la médiation familiale : un travail, fortement recommandé, en avant-dire droit.
Cette posture peut satisfaire les juges, qui voient le nombre des contentieux allégés, et les médiateurs, qui auraient à faire une médiation pas vraiment obligatoire, dont les contraintes pourraient être discutées.
Cette médiation serait d’autant moins obligatoire que les personnes pourraient être adressées par tous les canaux usuels et notamment les PAD et les MJD, qui peinent à adresser aujourd’hui aux associations de médiation toutes les problématiques relavant du droit de la famille. S’il y a 2000 saisines à nouveau par an à Paris, on se demande par quel canal elles transitent.
Après à peine vingt ans d’existence en France, la médiation familiale n’est pas encore devenue vraiment adulte.
« Une valse à mille temps »
La médiation familiale a du mal à se trouver, notamment dans ses rapports avec la Justice. Le troisième temps est encore truffé de mille inconnues.
Si beaucoup de fées se sont penchées sur son berceau, elles se sont vite retirées. Il y reste beaucoup de comptables.
Sous une forme ou sous une autre, l’opportunité d’un organisme consultatif, représentant tous les intervenants, paraît une nécessité.
Faudra-t-il attendre le mille et unième temps ?
Apparue en France au début des années 1990, la médiation familiale s’est d’emblée voulue comme un mouvement alternatif à la Justice en matière de séparation familiale. A la multitude des divorces pour faute, la médiation familiale oppose une séparation librement négociée entre les conjoints. A la décision du Juge, la médiation familiale oppose la volonté des familles de disposer de leur devenir, dans le sillage d’un vaste mouvement alternatif qui tend à réduire l’emprise de la puissance publique sur les citoyens.
C’est l’époque des pionniers, de Jocelyne Dahan à Annie Babu, de la création des premières associations de médiation familiale.
La médiation familiale est un mouvement militant, dans le sillage des mouvements de parents divorcés, particulièrement des pères, et de tous les mouvements qui se réclament de la liberté de choisir son mode de vie et son destin. Les premières résidences alternées y sont actées.
Mais le militantisme vise à la reconnaissance. Aux subventions nombreuses qui témoignent d’un intérêt certain des pouvoirs publics fait suite, très rapidement une reconnaissance officielle, prélude à l’institutionnalisation.
La jeunesse du mouvement aura été brève, trop brève ?
« Au deuxième temps de la valse »
A la suite du rapport de Monique SASSIER « Arguments et propositions pour un statut de la médiation familiale en France » le Conseil National Consultatif de la Médiation Familiale a été crée le 8 octobre 2001. Le Conseil estime que « 10% des contentieux en matière familiale pourraient être traités par la médiation familiale ». Cette phrase contribue à inscrire, entre autres, la médiation familiale dans le champ de la Justice.
Ce n’est plus un mode alternatif, c’est une modalité. Au regard de la justice, le risque apparaît que la médiation familiale ne devienne un outil : à l’instar de l’enquête sociale, on l’ordonne.
La réforme de l’autorité parentale du 4 mars 2002, est l’occasion d’introduire la médiation familiale dans le code civil.
Article 373-2-10 : « En cas de désaccord, le juge s'efforce de concilier les parties. A l'effet de faciliter la recherche par les parents d'un exercice consensuel de l'autorité parentale, le juge peut leur proposer une mesure de médiation et, après avoir recueilli leur accord, désigner un médiateur familial pour y procéder »
Ces dispositions ont suscité l’espoir chez les médiateurs de voir le recours à la médiation familiale augmenter dans des proportions iportantes..
Ces médiateurs doivent vite déchanter, l’ordonnance n’est pas suivie de l’effet mécanique que l’on espérait et, quand les justiciables viennent, au moins l’un d’entre eux est souvent là pour « faire plaisir au juge », selon les recommandations de son avocat.
Les médiateurs découvrent alors que la « volonté de se concilier », qui était à la base des démarches volontaires, est bien souvent absente des médiations ordonnées.
La pression exercée par le judiciaire, notamment pour obtenir des protocoles s’accroît sur des médiateurs qui pensent par ailleurs que la finalité de la médiation familiale, c’est aussi le rétablissement de la communication entre des parents déchirés.
Les médiations familiales spontanées stagnent (citer les chiffres sur lesquels s’appuyer dans une note de bas de page): l’institutionnalisation aurait-elle dénaturé le mouvement ?
Fin 2009, la médiation familiale, encore jeune, est en plein doute identitaire. Sa première crise d’adolescence ?
« …Au troisième temps de la valse….. »
Le 3 mars 2010, la Ministre de la Justice a déposé sur le bureau du Sénat un projet de loi visant à rendre la médiation familiale obligatoire avant toute saisine à nouveau du Juge. Un tel projet aurait pour conséquence que la part des médiations familiales judiciaires augmenterait considérablement.
On peut se demander pourquoi, dans le sillage du rapport Magendie, la justice s’est-elle emparée de la médiation. Est-ce devenu le moyen essentiel pour désengorger les tribunaux et rendre la justice plus efficace ?
Comment les médiateurs et les associations de médiation peuvent-ils appréhender un tel changement ?
Tous, constatent que tout processus judiciaire est long, coûteux et destructeur. Destructeur pour les parents, mais destructeur pour les enfants, qui voient leurs parents s’enfermer dans des positions de « tranchée », inhérentes à la posture d’adversaires, et qu’eux-mêmes sont la plupart du temps instrumentalisés dans un conflit qu’ils exècrent.
D’un autre côté la plupart des personnes sont demandeuses d’une décision judiciaire, car le juge représente la reconnaissance de la société sur le bien-fondé de leur position.
C’est au milieu de cette contradiction que continue à s’inscrire la médiation familiale.
Une des raisons invoquée serait que la médiation familiale volontaire ne correspond pas à la culture française. La survie de la médiation familiale passe par l’élaboration des rapports qu’elle entretient et qu’elle a à entretenir avec le judiciaire. L’idée d’inscrire la médiation familiale, de façon obligatoire, avant certaines saisines, permettrait peut-être, de faire progresser son positionnement à l’intérieur du processus judiciaire. Elle pourrait trouver l’affirmation d’une indépendance, en acquérant une autonomie forte vis-à-vis du juge qui n’a pas encore été vu.
C’est peut-être une opportunité qui doit se négocier au prix de compromis raisonnables.
Le projet de loi n° 344, relatif à la répartition des contentieux et à l'allègement de certaines procédures juridictionnelles, baptisé loi sur la médiation obligatoire, stipule en son article 15 :
« Toutefois, à peine d'irrecevabilité que le juge peut soulever d'office, la saisine du juge par le ou les parents doit être précédée d'une tentative de médiation familiale »
Une telle rédaction est dangereuse.
En effet, bien loin de rendre la médiation obligatoire en cas de nouvelle saisine du juge aux affaires familiales, il la rend impossible : en effet, celui qui, n’étant pas demandeur, ne veut pas faire la médiation risque de cette manière d’empêcher tout recours à la justice..
Il eût mieux valu stipuler :
« "Dans l'intérêt de ou des enfants, le juge peut ordonner une médiation préalable. Chaque parent peut y renoncer dans un délai d'un mois en motivant sa décision. A défaut d'y avoir renoncé, chaque parent y est obligé. »
La possibilité de renonciation déjoue le recours constitutionnel pour empêchement d’accès à la Justice. Toutefois, la médiation étant ordonnée « dans l’intérêt de l’enfant », et la renonciation devant être motivée, les renonciations devraient rester très minoritaires. Si la partie non demandante ne renonce pas, elle serait en difficulté si elle ne procède pas dans les délais à la médiation à laquelle elle est obligée et qu’elle a acceptée.
Une telle formulation pourrait conduire à plus de 80% de taux de médiation, ce qui serait déjà formidable. Ainsi, ce texte pose, une fois amendé, la posture future de la médiation familiale : un travail, fortement recommandé, en avant-dire droit.
Cette posture peut satisfaire les juges, qui voient le nombre des contentieux allégés, et les médiateurs, qui auraient à faire une médiation pas vraiment obligatoire, dont les contraintes pourraient être discutées.
Cette médiation serait d’autant moins obligatoire que les personnes pourraient être adressées par tous les canaux usuels et notamment les PAD et les MJD, qui peinent à adresser aujourd’hui aux associations de médiation toutes les problématiques relavant du droit de la famille. S’il y a 2000 saisines à nouveau par an à Paris, on se demande par quel canal elles transitent.
Après à peine vingt ans d’existence en France, la médiation familiale n’est pas encore devenue vraiment adulte.
« Une valse à mille temps »
La médiation familiale a du mal à se trouver, notamment dans ses rapports avec la Justice. Le troisième temps est encore truffé de mille inconnues.
Si beaucoup de fées se sont penchées sur son berceau, elles se sont vite retirées. Il y reste beaucoup de comptables.
Sous une forme ou sous une autre, l’opportunité d’un organisme consultatif, représentant tous les intervenants, paraît une nécessité.
Faudra-t-il attendre le mille et unième temps ?
vendredi 17 juin 2011
Une question à 100 $
Il faut d'abord lire l'article:
Le médecin de Liliane Bettencourt mis en examen
Le médecin traitant de Liliane Bettencourt, le gériatre Christophe de Jaeger, 51 ans, est mis en examen, depuis le 9 juillet 2010, par la juge parisienne Marie-Odile Bertella-Geffroy, pour "complicité d'exercice illégal de la médecine". Le dossier le visant a été transmis pour règlement en avril au parquet de Paris, qui doit rendre ses réquisitions.
Le médecin avait été mis en cause le 7 juin par la fille de la milliardaire, Françoise Bettencourt Meyers, qui a dénoncé son omniprésence dans le quotidien de sa mère, dans le cadre d'une requête déposée devant la juge des tutelles de Courbevoie (Hauts-de-Seine). Les faits reprochés par la justice au praticien remontent à 2001-2002.
Question à 100 $ : l'exercice illégal de la médecine a-t-il à voir avec Mme Bettencourt?
la réponse est dans :
LEMONDE pour Le Monde.fr | 17.06.11 | 12h53
et c'est NON
Le médecin de Liliane Bettencourt mis en examen
Le médecin traitant de Liliane Bettencourt, le gériatre Christophe de Jaeger, 51 ans, est mis en examen, depuis le 9 juillet 2010, par la juge parisienne Marie-Odile Bertella-Geffroy, pour "complicité d'exercice illégal de la médecine". Le dossier le visant a été transmis pour règlement en avril au parquet de Paris, qui doit rendre ses réquisitions.
Le médecin avait été mis en cause le 7 juin par la fille de la milliardaire, Françoise Bettencourt Meyers, qui a dénoncé son omniprésence dans le quotidien de sa mère, dans le cadre d'une requête déposée devant la juge des tutelles de Courbevoie (Hauts-de-Seine). Les faits reprochés par la justice au praticien remontent à 2001-2002.
Question à 100 $ : l'exercice illégal de la médecine a-t-il à voir avec Mme Bettencourt?
la réponse est dans :
LEMONDE pour Le Monde.fr | 17.06.11 | 12h53
et c'est NON
jeudi 16 juin 2011
Le journal Le Monde condamné à une peine de 5 minutes
En 2017, Bordeaux sera à deux heures à peine de ParisLEMONDE.FR avec AFP | 16.06.11 | 18h37 • Mis à jour le 16.06.11 | 18h54
Réseau ferré de France (RFF) a signé jeudi 16 juin avec le groupe de BTP Vinci le contrat de concession pour la ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux, pour un montant total de 7,8 milliards d'euros, un projet qui mettra en 2017 Bordeaux à deux heures et cinq minutes de Paris, contre trois heures actuellement.
lundi 13 juin 2011
Heureusement, en France, les lois nous protègent..
Mon voisin a installé de façon sauvage, sur le toit, deux énormes modules de climatisations réversibles. Son installation, déductible des impôts, m'empêche de dormir.
Heureusement, il y a la loi!
la Préfecture de Police a un service spécialisé de lutte contre les pollutions sonores, qui n'intervient pas en cas de litige entre voisins. Manque de chance!
La ville de Paris peut intervenir, puisqu'il faut une autorisation de travaux pour de telles installations. Au bout de quelques mois, elle peut dresser un procès verbal, et s'il n'est pas suivi d'effet, envisager de transmettre au Procureur.
L'installation n'ayant pas reçu l'agrément des copropriétaires, le syndic peut mettre en demeure, mais après?
Heureusement, il reste les tribunaux pénaux, où vous pouvez attaquer à grands frais d'avocats et d'experts. Peu de résultats espérés avant deux ans.
En France on a pléthore de lois, d'administrations, de tribunaux mais, aucun résultat n'est possible avant deux ou trois ans pour faire retirer une installation sauvage qui vous pourrit la vie.
Heureusement, il y a la loi!
la Préfecture de Police a un service spécialisé de lutte contre les pollutions sonores, qui n'intervient pas en cas de litige entre voisins. Manque de chance!
La ville de Paris peut intervenir, puisqu'il faut une autorisation de travaux pour de telles installations. Au bout de quelques mois, elle peut dresser un procès verbal, et s'il n'est pas suivi d'effet, envisager de transmettre au Procureur.
L'installation n'ayant pas reçu l'agrément des copropriétaires, le syndic peut mettre en demeure, mais après?
Heureusement, il reste les tribunaux pénaux, où vous pouvez attaquer à grands frais d'avocats et d'experts. Peu de résultats espérés avant deux ans.
En France on a pléthore de lois, d'administrations, de tribunaux mais, aucun résultat n'est possible avant deux ou trois ans pour faire retirer une installation sauvage qui vous pourrit la vie.
Au cas où vous ne sauriez pas...
M. DSK, au cas où vous maîtriseriez mal la loi française, que vous avez eue à gérer en étant Ministre des Finances, je voudrais vous indiquer comment organiser votre insolvabilité pour échapper à toute poursuite civile après votre divorce d'avec Anne Sinclair.
Vous logez tous vos actifs dans des assurances-vie acceptées par vos enfants. Ces actifs sont intouchables.
Une fois la tempête passée, vos enfants renoncent à leur clause bénéficiaire, et l'argent vous revient.
On critique la loi française pour sa complexité, mais elle est tellement pratique dans les cas délicats.
Merci aux Ministres des finances qui se sont succédés.
Vous logez tous vos actifs dans des assurances-vie acceptées par vos enfants. Ces actifs sont intouchables.
Une fois la tempête passée, vos enfants renoncent à leur clause bénéficiaire, et l'argent vous revient.
On critique la loi française pour sa complexité, mais elle est tellement pratique dans les cas délicats.
Merci aux Ministres des finances qui se sont succédés.
Votre vie va être bouleversée !
Le Monde.fr du 13 juin 2011
MÉTRO – Le plan était presque parfait
Usagers, usagères, on vous ment ! Vous qui, en toute confiance, vous rendez chaque jour au bureau en métro par le chemin que vous pensez le plus court, sachez qu'il y a de fortes chances pour que vous fassiez un détour.
Selon une étude menée par la New York University, les plans de métro de la plupart des grandes villes du monde sont erronés. Ou plus exactement, ils donnent sciemment à ceux qui s'y réfèrent des informations inexactes sur les distances réelles entre deux stations, leur emplacement géographique, et nous conduisent ainsi à prendre des itinéraires parfois trop longs, souligne le Daily mail, schémas et exemples à l'appui.
Pourquoi les plans de métro du monde entier sont-ils erronés ? Parce qu'ils ont tous eu la mauvaise idée de s'inspirer de celui du métro londonien. "Il faut remonter en 1933 à Londres et à son système de lignes de métro irrationnel et archaïque, rappelle Slate.fr. Pour permettre au voyageur de s'y retrouver, l'ingénieur Harry Beck, le responsable de tous nos malheurs, a eu l'idée de se priver de tout repère géographique et de dessiner un plan de métro compréhensible où toutes les stations se trouvent à égale distance et les lignes se distinguent par leurs couleurs."
Or c'est ce plan qui a servi de modèle dans la plupart des grandes capitales européennes : Paris, Rome, Madrid, Berlin ou encore le futur métro de Dublin. Des villes américaines comme San Francisco ou New York ont en revanche adopté une schématisation plus conforme à la réalité.
Selon l'auteur de l'étude, le professeur de NYU spécialisé dans les transports, Zhan Guo, ces plans de métro très approximatifs ont beaucoup plus d'influence sur les décisions des usagers que la réalité géographique du réseau, avec pour conséquence une augmentation de 15 % du temps passé dans les transports.
Merci Le Monde.fr
MÉTRO – Le plan était presque parfait
Usagers, usagères, on vous ment ! Vous qui, en toute confiance, vous rendez chaque jour au bureau en métro par le chemin que vous pensez le plus court, sachez qu'il y a de fortes chances pour que vous fassiez un détour.
Selon une étude menée par la New York University, les plans de métro de la plupart des grandes villes du monde sont erronés. Ou plus exactement, ils donnent sciemment à ceux qui s'y réfèrent des informations inexactes sur les distances réelles entre deux stations, leur emplacement géographique, et nous conduisent ainsi à prendre des itinéraires parfois trop longs, souligne le Daily mail, schémas et exemples à l'appui.
Pourquoi les plans de métro du monde entier sont-ils erronés ? Parce qu'ils ont tous eu la mauvaise idée de s'inspirer de celui du métro londonien. "Il faut remonter en 1933 à Londres et à son système de lignes de métro irrationnel et archaïque, rappelle Slate.fr. Pour permettre au voyageur de s'y retrouver, l'ingénieur Harry Beck, le responsable de tous nos malheurs, a eu l'idée de se priver de tout repère géographique et de dessiner un plan de métro compréhensible où toutes les stations se trouvent à égale distance et les lignes se distinguent par leurs couleurs."
Or c'est ce plan qui a servi de modèle dans la plupart des grandes capitales européennes : Paris, Rome, Madrid, Berlin ou encore le futur métro de Dublin. Des villes américaines comme San Francisco ou New York ont en revanche adopté une schématisation plus conforme à la réalité.
Selon l'auteur de l'étude, le professeur de NYU spécialisé dans les transports, Zhan Guo, ces plans de métro très approximatifs ont beaucoup plus d'influence sur les décisions des usagers que la réalité géographique du réseau, avec pour conséquence une augmentation de 15 % du temps passé dans les transports.
Merci Le Monde.fr
vendredi 10 juin 2011
Il faut le voir pour le croire
Voilà la réponse, apparemment validée "Pôle Emploi", que je viens de recevoir à une offre d'emploi. Une des hypothèses serait l'existence d'un générateur automatique de lettres de candidature, où l'on coche des croix :
A.E. RAwwwwSON 10/06/2011
22 voie GwwwY
94400 VITRY/SEINE
Tél.: 01 46 77 xy zt
Madame, Monsieur,
Vous avez confié au Pôle emploi la présèlection de: "Conseiller/Consultant en création d'entreprise" Il donne une réponse: - favorable- ; demande une: - mise en relation employeur- .
En effet les formations et expériences correspondent. Alors, non seulement, accueil et prise en charge nouent la relation puis contact et dialogue soutiennent le service, mais également confortent le souci de partager et le savoir-faire et le faire-savoir.
Je suis disponible. Trouver ci-dessous le parcours.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments et dévoués et solidaires.
CONSEILLER/CONSULTANT EN CREATION D'ENTREPRISE
Ecoute-Accompagnement-Suivi
COMPETENCES
Conduire être acteur /développement
Mobilisation;
Re-dynamisation;
Elaboration du projet.
Soutenir maîtriser les outils/recherches
Ebauche;
Animation;
Technique .
Guider pour élaborer des méthodes/actualisation
Gérer et organiser;
Construire/réaliser;
Communiquer.
EXPERIENCES
Accompagnateur/Concepteur-organisateur en Formation;
Associations Paris-Ile de France
Coordinateur de Programme en Mission Humanitaire;
ONG France-Afrique
Enseignant Histoire-Géographie en Lycée Classique-Moderne;
Education Nationale France
FORMATIONS UNIVERSITAIRES
Sciences Humaines:
Responsable de Projets Insertion-Médiation Socioprofessionnelle; bac+5 Université Paris X-Nanterre
Psychanalyse, Enseignements Fondamentaux
Le CV d'après commence par :
J’ai concilié la connaissance de l’entreprise avec les sciences humaines
en établissant la cohérence entre mes savoirs d’action.
Je vous propose ma collaboration en gestion des emplois et des compétences
dans l’objectif d’une co-construction opérationnelle et de développement.
MERCI POLE EMPLOI
A.E. RAwwwwSON 10/06/2011
22 voie GwwwY
94400 VITRY/SEINE
Tél.: 01 46 77 xy zt
Madame, Monsieur,
Vous avez confié au Pôle emploi la présèlection de: "Conseiller/Consultant en création d'entreprise" Il donne une réponse: - favorable- ; demande une: - mise en relation employeur- .
En effet les formations et expériences correspondent. Alors, non seulement, accueil et prise en charge nouent la relation puis contact et dialogue soutiennent le service, mais également confortent le souci de partager et le savoir-faire et le faire-savoir.
Je suis disponible. Trouver ci-dessous le parcours.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments et dévoués et solidaires.
CONSEILLER/CONSULTANT EN CREATION D'ENTREPRISE
Ecoute-Accompagnement-Suivi
COMPETENCES
Conduire être acteur /développement
Mobilisation;
Re-dynamisation;
Elaboration du projet.
Soutenir maîtriser les outils/recherches
Ebauche;
Animation;
Technique .
Guider pour élaborer des méthodes/actualisation
Gérer et organiser;
Construire/réaliser;
Communiquer.
EXPERIENCES
Accompagnateur/Concepteur-organisateur en Formation;
Associations Paris-Ile de France
Coordinateur de Programme en Mission Humanitaire;
ONG France-Afrique
Enseignant Histoire-Géographie en Lycée Classique-Moderne;
Education Nationale France
FORMATIONS UNIVERSITAIRES
Sciences Humaines:
Responsable de Projets Insertion-Médiation Socioprofessionnelle; bac+5 Université Paris X-Nanterre
Psychanalyse, Enseignements Fondamentaux
Le CV d'après commence par :
J’ai concilié la connaissance de l’entreprise avec les sciences humaines
en établissant la cohérence entre mes savoirs d’action.
Je vous propose ma collaboration en gestion des emplois et des compétences
dans l’objectif d’une co-construction opérationnelle et de développement.
MERCI POLE EMPLOI
jeudi 9 juin 2011
Mon programme électoral pour 2012
A LIRE : La médiation familiale est-elle magique?
Nous allons vivre en 2012, de grandes élections. Les candidats aux législatives vont présenter des programmes très généraux. C’est peut-être le moment de leur rappeler qu’il existe des petites réformes, jamais faites, et qui ne le seront jamais car trop petites, mais qui peuvent améliorer considérablement la vie des gens.
En voici quelques unes, dans le domaine de ma compétence, inspirées de multiples cas.
Je les ai déjà envoyées à ma députée.
Amendement du régime du régime de la Communauté légale
La solidarité intégrale des dettes jusqu’à la date du prononcé du divorce est profondément injuste, surtout si un des époux s’endette de façon abusive et souvent illégale.
L’illégalité est parfois impossible à prouver : comment établir qu’une signature d’un contrat d’emprunt est un faux dès lors qu’on n’a pas copie du contrat ?
Il devrait être possible de rompre judiciairement la solidarité des dettes, en cours de mariage, à la demande unilatérale d’un des époux, et passer ainsi en séparation de biens.
Attribution du logement familial en cas de séparation PACS et concubinage avec enfants
De nombreux couples, séparés de fait, ne se séparent pas physiquement, car chacun peut vouloir revendiquer le logement commun, parce qu’il est, par exemple titulaire du bail.
Derrière le logement commun se joue la résidence principale enfants. Il faut aligner le régime de l’attribution du logement familial pour PACS et concubinage sur celui du mariage.
Le juge aux affaires familiales devrait pouvoir attribuer le logement à un des parents, sur simple requête, et permettre ainsi l’expulsion de l’autre.
Possibilité d’Appel « dans la forme du référé » pour toute décision concernant la résidence des enfants
Lorsque juge tranche sur la résidence des enfants chez l’un ou l’autre parent, ou en mode alterné, si un des parents conteste, il faut souvent attendre un an avant l‘appel. Une situation de fait s’est alors créée qui incite la Cour d’Appel à entériner la décision prise.
Par le jeu des situations de fait, la première décision de Justice ne pourra, souvent, jamais être remise en cause.
On va juger de la vie d’une famille en une fois, avec un juge unique en procédure orale.
C’est justement le cas où il faut éviter toute erreur.
En matière de résidence des enfants, l’Appel devrait être immédiat.
Nous allons vivre en 2012, de grandes élections. Les candidats aux législatives vont présenter des programmes très généraux. C’est peut-être le moment de leur rappeler qu’il existe des petites réformes, jamais faites, et qui ne le seront jamais car trop petites, mais qui peuvent améliorer considérablement la vie des gens.
En voici quelques unes, dans le domaine de ma compétence, inspirées de multiples cas.
Je les ai déjà envoyées à ma députée.
Amendement du régime du régime de la Communauté légale
La solidarité intégrale des dettes jusqu’à la date du prononcé du divorce est profondément injuste, surtout si un des époux s’endette de façon abusive et souvent illégale.
L’illégalité est parfois impossible à prouver : comment établir qu’une signature d’un contrat d’emprunt est un faux dès lors qu’on n’a pas copie du contrat ?
Il devrait être possible de rompre judiciairement la solidarité des dettes, en cours de mariage, à la demande unilatérale d’un des époux, et passer ainsi en séparation de biens.
Attribution du logement familial en cas de séparation PACS et concubinage avec enfants
De nombreux couples, séparés de fait, ne se séparent pas physiquement, car chacun peut vouloir revendiquer le logement commun, parce qu’il est, par exemple titulaire du bail.
Derrière le logement commun se joue la résidence principale enfants. Il faut aligner le régime de l’attribution du logement familial pour PACS et concubinage sur celui du mariage.
Le juge aux affaires familiales devrait pouvoir attribuer le logement à un des parents, sur simple requête, et permettre ainsi l’expulsion de l’autre.
Possibilité d’Appel « dans la forme du référé » pour toute décision concernant la résidence des enfants
Lorsque juge tranche sur la résidence des enfants chez l’un ou l’autre parent, ou en mode alterné, si un des parents conteste, il faut souvent attendre un an avant l‘appel. Une situation de fait s’est alors créée qui incite la Cour d’Appel à entériner la décision prise.
Par le jeu des situations de fait, la première décision de Justice ne pourra, souvent, jamais être remise en cause.
On va juger de la vie d’une famille en une fois, avec un juge unique en procédure orale.
C’est justement le cas où il faut éviter toute erreur.
En matière de résidence des enfants, l’Appel devrait être immédiat.
Ecrire pour ne rien dire
Libération titre :
Quelqu'un peut-il imaginer, qu'assignée à cette chambre, elle fût incapable de la décrire.
Quel est le but du journaliste :
DSK: la disposition de la chambre 2806 est compatible avec le récit de la plaignante
Quelqu'un peut-il imaginer, qu'assignée à cette chambre, elle fût incapable de la décrire.
Quel est le but du journaliste :
Faire un papier de plus à peu de frais?
Suggérer on ne sait pas quoi?
Hurler avec le bruit?
mercredi 1 juin 2011
Questions pour un Champion
Qui est-il?
45 secondes pour répondre
Professeur de droit, il s'est assez battu, en France et ailleurs, contre les gardes à vue arbitraires ou les emprisonnements illégaux.
Militant féministe de longue date, il mène un combat acharné contre toutes les formes de sexisme et de machisme.
Sa lutte pour les droits, et notamment les droits des femmes, est connue de beaucoup. Elle est constitutive de son engagement civique depuis sa jeunesse.
Sans revenir à sa participation très ancienne au Planning familial ou à son soutien à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), il est le premier maire d'une ville de France à instaurer l'égalité stricte homme-femme au sein d'un conseil municipal avant même la réforme Jospin.
Il est l'initiateur d'un texte pénalisant financièrement les partis politiques qui n'assurent pas l'égal accès des femmes aux fonctions électives.
Il milite pour la criminalisation du viol.
Ministre de l'éducation nationale,il adopte des mesures radicalement nouvelles pour le respect des droits des jeunes filles.
Auteur d'un livre, "Demain les femmes" (Grasset), disponible sur Amazon.com, il participe, à la demande du secrétaire général des Nations unies, à la préparation de la conférence de Pékin sur le droit des femmes de 1995.
Il s'oppose personnellement, et parfois par une présence sur place, aux violences faites aux femmes dans de nombreux pays.
Premier homme politique à avoir pu publier sa notice nécrologique et hagiographique dans Le Monde.
Réponse : je suis l'auteur de "Point de vue DSK : je persiste et je signe" publié le 31 mai 2011 sur Le Monde.fr
Point de vue
DSK : je persiste et je signe
Sur France 2, lundi 16 mai, je m'élève avec force contre la décision de la juge Melissa Jackson de maintenir en détention Dominique Strauss-Kahn. J'affirme que cette décision illustre le caractère partisan et unilatéral de la procédure à charge engagée contre lui. J'observe en effet qu'elle est contraire à une tradition américaine : la libération provisoire sous caution est généralement accordée sauf homicide. Autrement dit, selon une vieille formule française, sauf mort d'homme. Est-il sacrilège de s'indigner contre une mesure qui foule au pied cette pratique constante ?
Aussitôt s'enclenche alors contre moi un mini-procès en sorcellerie. On isole à dessein les mots "mort d'homme" pour en déduire que j'aurais ce jour-là banalisé le crime de viol. Tour de passe-passe étrange : alors que mon propos porte sur la seule procédure de détention, on fait comme si je m'étais prononcé sur le fond du dossier que je ne connais pas.
Le professeur de droit que je suis s'est assez battu, en France et ailleurs, contre les gardes à vue arbitraires ou les emprisonnements illégaux pour ne pas dénoncer un abus de pouvoir commis par un juge américain à l'encontre d'un citoyen français. A partir de mes propos défigurés, on me soupçonne de complaisance à l'égard de crimes sexuels que j'ai toujours vigoureusement combattus. Comment peut-on me prêter une pensée aussi vulgaire, aussi imbécile, aussi basse et aussi manifestement contraire à mes convictions de toujours.
Militant féministe de longue date, je mène un combat acharné contre toutes les formes de sexisme et de machisme. Ma lutte pour les droits, et notamment les droits des femmes, est connue de beaucoup. Elle est constitutive de mon engagement civique depuis ma jeunesse.
Sans revenir à ma participation très ancienne au Planning familial ou à mon soutien à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), je rappellerai des faits plus récents : premier maire d'une ville de France (Blois) à instaurer l'égalité stricte homme-femme au sein d'un conseil municipal avant même la réforme Jospin, je suis l'initiateur d'un texte pénalisant financièrement les partis politiques qui n'assurent pas l'égal accès des femmes aux fonctions électives. Je milite simultanément pour la criminalisation du viol.
Faux procès
Ministre de l'éducation nationale, j'adopte des mesures radicalement nouvelles pour le respect des droits des jeunes filles. Auteur d'un livre, Demain les femmes (Grasset), je participe, à la demande du secrétaire général des Nations unies, à la préparation de la conférence de Pékin sur le droit des femmes de 1995. A ce titre, je m'oppose personnellement et parfois par une présence sur place aux violences faites aux femmes dans de nombreux pays.
De tout cela, je ne tire évidemment nulle gloire. Ces actions sont pour moi évidentes. Je suis pleinement solidaire des associations, des personnalités, des femmes qui s'engagent avec force et manifestent une vigilance de chaque instant, dussé-je, provisoirement et injustement, être l'objet d'une polémique.
Les chantiers à ouvrir ne manquent pas : les persistantes et scandaleuses inégalités sociales et économiques entre femmes et hommes, l'exploitation, la maltraitante et l'analphabétisme de millions de femmes à travers le monde.
Rien ne me détournera, pas même les faux procès, de mon action acharnée et obstinée pour la protection et la défense des droits des êtres humains et spécialement des droits des femmes ? C'est le sens même de ma vie.
Jack Lang, député PS du Pas-de-Calais, professeur agrégé de droit
45 secondes pour répondre
Professeur de droit, il s'est assez battu, en France et ailleurs, contre les gardes à vue arbitraires ou les emprisonnements illégaux.
Militant féministe de longue date, il mène un combat acharné contre toutes les formes de sexisme et de machisme.
Sa lutte pour les droits, et notamment les droits des femmes, est connue de beaucoup. Elle est constitutive de son engagement civique depuis sa jeunesse.
Sans revenir à sa participation très ancienne au Planning familial ou à son soutien à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), il est le premier maire d'une ville de France à instaurer l'égalité stricte homme-femme au sein d'un conseil municipal avant même la réforme Jospin.
Il est l'initiateur d'un texte pénalisant financièrement les partis politiques qui n'assurent pas l'égal accès des femmes aux fonctions électives.
Il milite pour la criminalisation du viol.
Ministre de l'éducation nationale,il adopte des mesures radicalement nouvelles pour le respect des droits des jeunes filles.
Auteur d'un livre, "Demain les femmes" (Grasset), disponible sur Amazon.com, il participe, à la demande du secrétaire général des Nations unies, à la préparation de la conférence de Pékin sur le droit des femmes de 1995.
Il s'oppose personnellement, et parfois par une présence sur place, aux violences faites aux femmes dans de nombreux pays.
Premier homme politique à avoir pu publier sa notice nécrologique et hagiographique dans Le Monde.
Réponse : je suis l'auteur de "Point de vue DSK : je persiste et je signe" publié le 31 mai 2011 sur Le Monde.fr
Point de vue
DSK : je persiste et je signe
Sur France 2, lundi 16 mai, je m'élève avec force contre la décision de la juge Melissa Jackson de maintenir en détention Dominique Strauss-Kahn. J'affirme que cette décision illustre le caractère partisan et unilatéral de la procédure à charge engagée contre lui. J'observe en effet qu'elle est contraire à une tradition américaine : la libération provisoire sous caution est généralement accordée sauf homicide. Autrement dit, selon une vieille formule française, sauf mort d'homme. Est-il sacrilège de s'indigner contre une mesure qui foule au pied cette pratique constante ?
Aussitôt s'enclenche alors contre moi un mini-procès en sorcellerie. On isole à dessein les mots "mort d'homme" pour en déduire que j'aurais ce jour-là banalisé le crime de viol. Tour de passe-passe étrange : alors que mon propos porte sur la seule procédure de détention, on fait comme si je m'étais prononcé sur le fond du dossier que je ne connais pas.
Le professeur de droit que je suis s'est assez battu, en France et ailleurs, contre les gardes à vue arbitraires ou les emprisonnements illégaux pour ne pas dénoncer un abus de pouvoir commis par un juge américain à l'encontre d'un citoyen français. A partir de mes propos défigurés, on me soupçonne de complaisance à l'égard de crimes sexuels que j'ai toujours vigoureusement combattus. Comment peut-on me prêter une pensée aussi vulgaire, aussi imbécile, aussi basse et aussi manifestement contraire à mes convictions de toujours.
Militant féministe de longue date, je mène un combat acharné contre toutes les formes de sexisme et de machisme. Ma lutte pour les droits, et notamment les droits des femmes, est connue de beaucoup. Elle est constitutive de mon engagement civique depuis ma jeunesse.
Sans revenir à ma participation très ancienne au Planning familial ou à mon soutien à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), je rappellerai des faits plus récents : premier maire d'une ville de France (Blois) à instaurer l'égalité stricte homme-femme au sein d'un conseil municipal avant même la réforme Jospin, je suis l'initiateur d'un texte pénalisant financièrement les partis politiques qui n'assurent pas l'égal accès des femmes aux fonctions électives. Je milite simultanément pour la criminalisation du viol.
Faux procès
Ministre de l'éducation nationale, j'adopte des mesures radicalement nouvelles pour le respect des droits des jeunes filles. Auteur d'un livre, Demain les femmes (Grasset), je participe, à la demande du secrétaire général des Nations unies, à la préparation de la conférence de Pékin sur le droit des femmes de 1995. A ce titre, je m'oppose personnellement et parfois par une présence sur place aux violences faites aux femmes dans de nombreux pays.
De tout cela, je ne tire évidemment nulle gloire. Ces actions sont pour moi évidentes. Je suis pleinement solidaire des associations, des personnalités, des femmes qui s'engagent avec force et manifestent une vigilance de chaque instant, dussé-je, provisoirement et injustement, être l'objet d'une polémique.
Les chantiers à ouvrir ne manquent pas : les persistantes et scandaleuses inégalités sociales et économiques entre femmes et hommes, l'exploitation, la maltraitante et l'analphabétisme de millions de femmes à travers le monde.
Rien ne me détournera, pas même les faux procès, de mon action acharnée et obstinée pour la protection et la défense des droits des êtres humains et spécialement des droits des femmes ? C'est le sens même de ma vie.
Jack Lang, député PS du Pas-de-Calais, professeur agrégé de droit
De profondis rond-point-ibus!
En quelques années, la France s'est couverte de rond-point. Il n'existe plus un seul morceau de route qui ne relie deux ronds-points. Des ronds-points de toutes les formes.
Le plus petit rond-point est juste une bosselette en pierres, qui vous fait juste tressauter si on l'ignore. Le plus gros des ronds-points, avec ses huit routes entrantes et son monticule surmonté d'une immense statue en fer, est une véritable œuvre d'art, avec sa déclinaison de végétation et de massifs floraux.
S'il n'existe pas encore de concours de rond-point, peut-être faudrait-il le créer.
Toute la France a été passée au peigne fin, il n'existe plus le moindre croisement qui n'ait donné lieu à rond-point. Et par croisement on entend bien souvent l'arrivée d'un chemin de terre sur une route vicinale!
Nul ne contestera que la sécurité routière y ait énormément gagné, quoique l'apport spécifique des ronds-points ne soit pas mesuré dans les statistiques. Chacun jugera de l'apport esthétique, étant entendu que, d'une commune à l'autre, le penchant plus ou moins grandiloquent se soit exprimé de façon différente.
Au fond, maintenant que l'œuvre globale est parachevée, on peut la comparer à celle qui décora la France de monuments aux morts après la guerre de 14, il y a bientôt quatre-vingt dix ans.
Faudra-t-il attendre encore un tel délai pour que le génie français s'exprime à nouveau en de telles proportions ?
Et surtout, que vont devenir ces centaines de milliers d'ouvriers, les rond-point-istes, qui ont fabriqué nos ronds-points ?
Le plus petit rond-point est juste une bosselette en pierres, qui vous fait juste tressauter si on l'ignore. Le plus gros des ronds-points, avec ses huit routes entrantes et son monticule surmonté d'une immense statue en fer, est une véritable œuvre d'art, avec sa déclinaison de végétation et de massifs floraux.
S'il n'existe pas encore de concours de rond-point, peut-être faudrait-il le créer.
Toute la France a été passée au peigne fin, il n'existe plus le moindre croisement qui n'ait donné lieu à rond-point. Et par croisement on entend bien souvent l'arrivée d'un chemin de terre sur une route vicinale!
Nul ne contestera que la sécurité routière y ait énormément gagné, quoique l'apport spécifique des ronds-points ne soit pas mesuré dans les statistiques. Chacun jugera de l'apport esthétique, étant entendu que, d'une commune à l'autre, le penchant plus ou moins grandiloquent se soit exprimé de façon différente.
Au fond, maintenant que l'œuvre globale est parachevée, on peut la comparer à celle qui décora la France de monuments aux morts après la guerre de 14, il y a bientôt quatre-vingt dix ans.
Faudra-t-il attendre encore un tel délai pour que le génie français s'exprime à nouveau en de telles proportions ?
Et surtout, que vont devenir ces centaines de milliers d'ouvriers, les rond-point-istes, qui ont fabriqué nos ronds-points ?
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