samedi 9 juillet 2011

Je défends rarement Sarkozy, mais pour le coup!

Le Monde décrit la façon dont les soupçons sont alimentés sur le fait que Sarkozy serait le commanditaire de l'affaire DSK.

En fait, il alimente lui-même les soupçons en se basant sur deux faits :

- Samedi à 22h52 il a l'air préoccupé

- Dimanche on lui a appris la nouvelle à 3 heures du matin, alors qu'il avait dit l'avoir apprise au petit déjeuner (voir article ci-après)

Comme vous le constatez, il y a de quoi "alimenter les soupçons".

Je ne sais pas s'il est ou non le commanditaire, mais je trouve qu'incriminer quelqu'un sur des indices aussi faibles est indigne.



Comment Nicolas Sarkozy a appris l'arrestation de DSK



La manière dont Nicolas Sarkozy a été informé de l'interpellation de DSK alimente les soupçons. "Le Monde" a reconstitué la nuit du 14 au 15 mai.
09.07 | 14h0959

"On ne réveille pas le président"

Ces nuits-là restent toujours comme des moments étranges dans un quinquennat : quand, à l'heure où dorment les présidents, surgit un événement qui ne relève pas seulement du fait divers mais aussi de la diplomatie, voire de la politique. Comme ce soir d'août 1997 où Lady Di est morte sous un pont parisien, la nuit du samedi 14 au dimanche 15 mai restera gravée dans la chronique française. Car l'homme auquel la police new-yorkaise passe les menottes n'est pas seulement le patron du Fonds monétaire international. Dominique Strauss-Kahn se préparait à affronter Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2012.

Soucieux de laisser cette affaire empoisonner la seule gauche, l'Elysée s'est montré très discret sur la manière dont le chef de l'Etat a appris la nouvelle. Alimentant du coup maladroitement, au PS, des accusations de "complot" et des sous-entendus sur le rôle de prétendues "officines françaises". Obligeant le groupe hôtelier à "démentir formellement les allégations" sur une éventuelle manipulation. Récit de ces heures cruciales dans l'entourage du président.

Samedi 14 mai, 22 h 52, fin du match Lille-PSG au Stade de France. Dans la loge présidentielle, pour applaudir la finale de la Coupe de France de football, Nicolas Sarkozy, quelques ministres, Martine Aubry mais aussi, à deux mètres, "Jo" Querry, le responsable à Paris de la sécurité du groupe Accor, donc du fameux Sofitel de New York, que Dominique Strauss-Kahn a quitté à 18 h 28, heure parisienne. Martine Aubry s'ouvre à Roselyne Bachelot, avant de le faire plus tard devant des journalistes, de l'air préoccupé du président, qu'il s'affaire sur son Blackberry ou remette, à 22 heures 52, la coupe au capitaine lillois - quelques minutes à peine après que DSK a été interpellé à l'aéroport JFK par la police new-yorkaise. "Ridicule, soupire l'Elysée. Il est toujours comme ça." Au Monde, "Jo" Querry assure qu'au Stade de France, "ni lui ni personne ne peut encore rien savoir".

23 heures 45, Querry "sonne" Ange Mancini. A 23 h 45, le patron de l'hôtel new-yorkais prévient de "l'affaire DSK" le permanencier parisien du groupe hôtelier, qui téléphone à son chef, M. Querry. "Il arrive une chose incroyable. DSK aurait eu une histoire sexuelle avec une de nos employées..." M. Querry sonne immédiatement son ami de trente-cinq ans, le coordonnateur du renseignement à l'Elysée, Ange Mancini. Et non, Place Beauvau, le directeur de la Coopération internationale (DCI), Emile Perez, qui lui en fera (aimablement) le reproche. Lui-même n'est averti que par le circuit diplomatique "classique", bien plus lent : un télégramme de l'attaché de sécurité intérieure, prévenu par l'ambassadeur de France à New York, lui-même appelé par le consul de France, Philippe Lalliot, premier Français officiellement informé par le NYPD : il sera le seul à rendre visite à DSK au commissariat d'Harlem. M. Perez ne réveille donc que tard dans la nuit ses deux "tutelles" : Frédéric Péchenard, le patron de la police, et Jacques Mignaux, pour la gendarmerie.

Vers minuit, le mail d'alerte du directeur du Sofitel est réexpédié à l'Elysée. Au téléphone, Mancini demande à son ami "Jo" de répéter calmement : "Tu es sûr de ton coup ?" Puis il alerte le directeur du cabinet du président, Christian Frémont, qui se montre incrédule. Nouveau coup de fil de M. Mancini à son copain d'Accor : "Jo, on est sceptiques... T'es sûr que c'est pas une blague ? C'est pas l'heure de rigoler." Pour preuve de sa bonne foi, M. Querry fait suivre à l'Elysée l'e-mail que vient de lui adresser, pour confirmation, le directeur du Sofitel.

Minuit trente, la Place Beauvau est en alerte. Averti par le directeur de son cabinet, Claude Guéant recevra dans la nuit une quarantaine d'appels : chacun veut être le premier à apprendre la nouvelle au ministre de l'intérieur. Vers 2 heures du matin, alors que le New York Post et le New York Times "sortent" l'arrestation de DSK, confirmant les premiers tweets échangés trois heures plus tôt, Nicolas Sarkozy est, semble-t-il, réveillé et apprend la nouvelle à son tour. Et non pas, comme l'a dit d'abord l'Elysée, "le matin, à l'heure du petit déjeuner".

Dimanche à l'aube, dans un château allemand, le criminologue Alain Bauer ronge son frein. Il a donné la veille une conférence, s'est réveillé à 5 heures du matin, a trouvé son téléphone saturé de messages d'amis américains. Est-il 8 heures ? Un peu plus tard ? Dès qu'il juge l'horaire décent, il joint en tout cas "Nicolas" qu'il conseille régulièrement sur les questions de sécurité. "On m'a prévenu", souffle le président, très peu disert. Puis : "Tu vois ça comment ? " M. Bauer lui expose le fonctionnement de la justice américaine : "Il n'y aura pas de mise en examen avant trois jours", se trompe-t-il d'ailleurs.

Dimanche, 9 heures, Nicolas Sarkozy appelle Xavier Musca. C'est leur rituel dominical. "Tu as entendu la radio ? Qu'est-ce que tu en penses ?", demande le président au secrétaire général de l'Elysée. M. Musca a reçu dans la nuit un SMS du service de permanence et d'information, puis un appel de M. Frémont. Calmement, il a décidé : "On ne réveille pas le président."
Ariane Chemin Article paru dans l'édition du 10.07.11

dimanche 3 juillet 2011

DSK ne doit pas être élu, même député!

Comment pourrait-il débattre sereinement, après son élection, du texte suivant :

Des députés veulent pénaliser les clients des prostituées
LEMONDE.FR avec AFP | 12.04.11 | 21h19 •


Prenant l'exemple de la Suède, des députés proposent de créer un délit pour réprimer le recours à la prostitution. Avec un tel délit, les clients des prostituées pourraient être sanctionnés de six mois de prison et d'une amende de 3 000 euros, dans un rapport parlementaire qui sera publié mercredi 13 avril.

Le but d'un tel délit "ne serait pas, bien entendu, d'emprisonner tous les clients" mais de leur "indiquer quelles sont les conséquences potentielles de leur acte et quelle est la responsabilité qui est la leur dans la perpétuation de la prostitution", estime le rapport intitulé "En finir avec le mythe du 'plus vieux métier du monde'".

Un rapport parlementaire propose de sanctionner les clients des prostituées de six mois de prison et d'une amende de 3 000 euros.

Mesure phare de leurs trente propositions, la pénalisation du client constitue "à terme la meilleure piste pour voir diminuer la prostitution en France, là où tous les pays qui ont réglementé cette activité l'ont vu augmenter", peut-on lire dans le rapport.

Les députés s'appuient sur l'exemple de la Suède, qui a été le premier pays au monde, en 1999, à avoir incriminé le recours à des actes sexuels tarifés (amende et six mois d'emprisonnement).
"L'évaluation de cette loi, en 2010, a montré qu'elle avait eu un effet dissuasif sur les clients" et que la prostitution de rue a ainsi été "divisée par deux en dix ans", souligne le rapport.

Selon la présidente de la mission d'information, la députée (PS) Danielle Bousquet, le rapport devrait déboucher sur une proposition de loi UMP-PS qui ne sera toutefois pas débattue avant les échéances de 2012 en raison d'un "calendrier parlementaire chargé".

Finalement, avec 8 jours de prison, il ne s'en sort peut-être pas mal!

Apprenez à jouer au poker recouvrement

Vous avez interrompu votre abonnement de portable, ou de parking, ou tout autre, en prenant la précaution préalable d'avoir résilié le prélèvement automatique.

Vous êtes, comme moi, un familier de l'article L136 du Code de la Consommation, une des grandes inventions du génie sarkozien.

Sans même ouvrir votre dossier, ou lire les recommandés envoyés, la société de services va mandater un recouvreur professionnel. Cela coûte moins cher que d'ouvrir un contentieux et d'étudier la situation juridique.

Là commence le poker recouvrement!

La société va vous harceler pendant des mois, ne bougez pas!

A l'issue de multiples intimidations, ils vont demander au juge de signifier une injonction de payer, ne bougez pas!

Vous ne bougez que quand l'injonction du juge vous a été signifiée par voie d'huissier : vous faites alors opposition auprès du Juge par R/AR.

Pour continuer, la société de services doit engager un avocat. C'est trop cher, car, statistiquement, ceux qui ont tenu jusque là, ont sans doute des raisons valables.

Elle vous envoie alors une lettre de désistement, vous triomphez!

Un petit jeu, qui dure des mois, et qui est très distrayant!

Ce jeu aurait beaucoup plu à Pierre Dac.

samedi 2 juillet 2011

DSK : La thèse du complot s'effondre!

Un complot commandité s'organise avec professionnalisme. Ce que l'on sait maintenant de la multitude des mensonges de la défense éloigne un peu la thèse du complot politique organisé ab nihilo.

Il est probable que si DSK s'est fait aussi facilement piégé, c'est qu'il avait des "habitudes" dans l'hôtel.

Parmi les éléments à sa charge, on retiendra sa "naïveté" de ne pas vouloir réaliser que tout système de prostitution est fatalement contrôlé par la mafia.

La mafia aurait-elle eu le flair de proposer à quelqu'un de "forcer le système", contre argent, ou contre tout autre avantage?

Le risque pour cette personne est d'être éternellement sous le pouvoir de chantage de la mafia.

mercredi 22 juin 2011

Cachez ce sein!

Il faut appeler un chat un chat!

Ce n'est parce que l'affaire DSK nous a abreuvé de détails sur des façons assez incroyables de commettre des viols, qu'il faut tomber dans la tartuferie et serrer toutes les minutes sa haire avec sa discipline.

Non, ce que le procureur d'Evry appelle d'un terme, qui n'existe pas dans la loi, " viol et agressions sexuelles en réunion par personne ayant autorité", pour Tron, et "viols et agressions sexuelles, avec la commission des faits en réunion" pour son adjointe à la culture a un seul nom : une tournante!

N'ayons pas peur des mots, ne masquons pas la réalité sous des expressions inventées pour la circonstance, le maire et son adjointe sont mis en examen pour la sordide tournante, qui hante les HLM voisins.

Alors, messieurs les journalistes, qui nous avez décrit dans les moindres détails les positions intimes de DSK, lâchez-vous un peu pour Tron!

Affaire d'Etat

Avant de décider, le Ministre a consulté ses collègues européens.

Puis, il a eu un entretien avec le Premier ministre et le Président de la République, qui ont conforté sa décision, et jugé sage son choix de ne pas consulter le Conseil d'Etat.

Le Ministre a organisé une conférence de presse devant toutes les télévisions, pour annoncer la décision tant attendue, qui avait donné lieu à quelques jours de spéculation dans les média. Il a ainsi évité, avec adresse la question orale à l'Assemblée.

Il a déclaré :

" Seul l'exercice divulgué sera "neutralisé" et les copies seront notées sur les trois exercices restant"

La France était soulagée. Quel ministre!

mardi 21 juin 2011

Comment être préfet ?

ARTHUR K : Etes-vous favorable au projet de la mairie de Paris d'aménager les berges de la Seine ou entendez-vous les arguments de Rachida Dati, qui s'inquiète de la disparition d'espace pour les automobiles ?

Daniel Canépa, Préfet de région : L'aménagement des berges de la Seine est une mesure qui se rapproche d'initiatives qui ont été prises dans d'autres grandes villes de France et du monde : réconcilier les habitants avec leurs fleuves.

Cette politique ne doit pas être en contradiction avec d'autres politiques publiques telles que la prévention des inondations ou la bonne insertion dans un paysage classé patrimoine mondial.

En ce qui concerne les effets sur la circulation, ils seront effectivement réels et participeront à une série de mesures prises par la Mairie de Paris visant à limiter l'utilisation des transports individuels au profit des transports collectifs.


Si vous pouvez répondre comme cela à cette question, présentez-vous tout de suite au concours de recrutement des préfets